Le mari assassin risque 20 ans
Vingt ans de réclusion au lieu de la perpétuité: la Cour de cassation vaudoise a réduit lundi la peine d'un Cap-Verdien condamné pour assassinat.
L'homme avait délibérément fauché et tué sa femme, alors qu'elle traversait un passage piéton à Nyon (VD).
Le Tribunal cantonal a ainsi partiellement admis le recours du grutier de 52 ans. Il a estimé que la peine maximale prononcée par le Tribunal criminel de Nyon le 9 septembre dernier était arbitrairement sévère. Selon lui, les juges de première instance n'ont pas suffisamment tenu compte de la responsabilité légèrement restreinte de l'accusé admise par les experts.
La Cour a en revanche confirmé la qualification d'assassinat. Pour elle, le quinquagénaire a bel et bien fait montre du mépris le plus complet pour la vie d'autrui. Son égoïsme primaire et odieux l'a emporté sur toute autre considération. La requalification en meurtre ou meurtre passionnel était donc exclue.
Le 10 janvier 2008, fou de rage après avoir reçu une convocation du tribunal pour une pension alimentaire, l'homme avait foncé avec sa voiture sur son épouse qui traversait la rue sur un passage jaune. Il était ensuite revenu sur les lieux pour lui jeter à la tête les papiers du divorce. La femme était décédée quelques heures plus tard.
Tyran domestique
Durant son procès, ce tyran domestique, qui battait et brimait sa femme et ses quatre enfants, avait aussi été reconnu coupable de lésions corporelles simples et de voies de fait sur son fils de dix ans, les faits étant prescrits pour ses trois filles majeures. Les juges avaient aussi retenu la violation du devoir d'assistance envers ses quatre enfants.
Lundi, la Cour de cassation a abandonné l'accusation de voies de fait sur son fils, pour cause de prescription.
source: www.20minutes.ch
par: ea
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