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Menace de grève générale des travailleurs au Cap-Vert en 2012

Publié le 23 decembre 2011
Dans société

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Les deux principaux syndicats du Cap-Vert envisagent de déclencher une grève générale en 2012, la première dans ce pays, si le gouvernement reste inflexible sur leurs revendications portant notamment sur une augmentation de salaire.


 

Cette augmentation de salaire, qui permettrait de rétablir le pouvoir d’achat des travailleurs, était une promesse du Premier ministre José Maria Neves lors de la campagne pour les élections législatives de février dernier.

 

L’Union nationale des travailleurs du Cap-Vert - Centrale syndicale (UNTC-CS) et la Confédération capverdienne des syndicats libres (CCSL), se sont rencontrées pour trouver un consensus sur la possibilité d’une une grève générale nationale.

 

Ce mouvement pourrait être précédé de grèves sectorielles et de manifestations de rue, selon les syndicats. La grève est d’autant plus probable que les syndicats n’avaient obtenu aucune satisfaction sur leurs revendications au cours des négociations de novembre sur le dialogue social.

 

Au cours de ce dialogue, le gouvernement et les entrepreneurs ont refusé non seulement les demandes des travailleurs, mais ont affirmé leur volonté de modifier le code du travail dans le sens de la flexibilité.

 

Il n’y a "absolument" aucun accord sur les propositions des syndicats visant la restauration du pouvoir d’achat, le salaire minimum et le 13e mois, a déploré le secrétaire général de l’UNTC- CS, Julio Ascensão Silva.

 




Pour sa part, le représentant des entrepreneurs, Belarmino Lucas, a déclaré que malgré un consensus sur les principes généraux, il aimerait voir le détail des mesures proposées.

Un comité tripartite pour travailler à l’approfondissement des propositions afin de les approuver avant le 23 décembre a été mis sur pied.

 

Quant au Premier ministre, il a souligné la nécessité d’un consensus national et des "mesures audacieuses" pour prévenir la crise au Cap-Vert.

 

Outre les salaires, un des points de divergence entre les partenaires sociaux porte sur la flexibilisation du Code du travail proposée par le gouvernement, qui, de l’avis des syndicats, n’a aucune raison d’être.

 

L’UNTC-CS est catégorique, affirmant ne pouvoir pas permettre une modification du code pour que l’employeur puisse se débarrasser de son employé sans lui payer des indemnités.

Dans une déclaration adoptée à l’issue d’un conseil national en fin de semaine à Praia, le syndicat a décidé de ne pas signer l’accord sur le dialogue social.

De l’avis des syndicalistes, il est inacceptable de demander des sacrifices aux plus pauvres, ceux qui survivent avec les salaires de misère et des conditions de travail souvent dégradantes.

 

 

Pour leur part, les employeurs considèrent que la flexibilité du Code du travail peut contribuer à améliorer la compétitivité des entreprises, puisque le texte actuel, selon le président de l’Association des Jeunes Entrepreneurs, Rui Levy, "est trop protecteur" de l’employé et non du travail.

 

Sources : http://www.afriscoop.net

 

Par : TC












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