Elton
Monteiro, défenseur central d’origine cap-verdienne, s'affirme de plus en plus
parmi les équipes de jeunes à Arsenal.
A 17 ans, Elton Monteiro
marche sur les traces de Tony Adams, Ashley Cole, Jack Wilshere ou, plus près
de chez nous, Johan Djourou, tous issus de l’académie d’Arsenal.
Voilà deux ans que ce
jeune cap-verdien a quitté le Valais pour poser ses valises dans le Nord de
Londres. Le statut de l’adolescent aux prédispositions footballistiques innées
n’a pas changé, mais son environnement a considérablement évolué. Un choc des
cultures lorsque l’on passe de la vie paisible du Vieux Pays à celle effrénée
de la métropole londonienne, d’autant plus lorsque l’on y débarque à tout juste
16 ans et que l’on n’est pas des plus extravertis. « J’ai mis du temps à
m’adapter, j’étais loin de ma famille, je ne parlais pas l’anglais et surtout,
par rapport au Valais, on ne voit pas beaucoup le soleil à Londres », explique
Elton Monteiro.
Footballeur
casanier
Après quelques mois
d’acclimatation, le jeune Valaisan a appris à apprécier la vie britannique,
quand bien même il n’en profite pas pleinement. « C’est génial car il y a
toujours quelque chose à faire, des activités, du shopping. Mais je ne bouge
pas beaucoup de chez moi. Je ne suis pas trop du genre à sortir. Le football
occupe déjà beaucoup de mon temps ». Elton Monteiro loge chez une famille
d’accueil du côté d’Enfield, tout au Nord de la capitale anglaise, à plus d’une
heure de métro pour rejoindre le centre de la ville, mais à seulement vingt
minutes de bus du centre d’entraînement d’Arsenal.
Métro, boulot, dodo, le
crédo quotidien de la vie citadine. En effet, le jeune Gunners passe son temps
entre son domicile, les trajets jusqu’à l’académie et les entrainements. Les
jeunes académiciens se posent également sur les bancs d’école. « Nous
devons passer un diplôme basé sur le sport », explique le défenseur
valaisan. « Nous avons des cours trois fois par semaine, dont des cours
d’anglais ».
Progression
linéaire
Le football monopolise les journées d’Elton Monteiro. Depuis son arrivée à Londres, sa progression est linéaire. Tout d’abord membre des M16 d’Arsenal, il incorpore rapidement les M18 et signe son premier contrat professionnel de deux années en février dernier. Depuis le début de la saison, Elton Monteiro a les honneurs du capitanaest devenu capitaine. « Steve Bould, le coach, voulait que je prenne mes responsabilités, car je ne suis pas quelqu’un qui parle beaucoup de nature ». Le brassard reflète également ses prestations (13 matchs, 1 but) et lui donne également la chance d’être appelé avec la réserve du club. « Je m’entraîne souvent avec eux, cela me permet de progresser car on y retrouve une belle concurrence, ça me motive. Je suis souvent convoqué pour les matchs, mais je n’y joue que rarement (une seule apparition en cours de match) ».
L’objectif est de pouvoir être plus régulièrement aligné avec la réserve.« Dès Noël, des joueurs vont être prêtés, j’espère y avoir plus souvent ma chance ». A terme, c’est l’équipe première d’Arsenal qu’entrevoit Elton Monteiro, même s’il n’y pense pas réellement. « Je sais qu’Arsène Wenger, le coach de la première, laisse la chance aux jeunes en Coupe. J’espère avoir l’opportunité d’y jouer la saison prochaine ».
Profil
bénéfique
Elton Monteiro doit
encore travailler, il a les défauts de ses qualités. « Je suis nonchalant
à l’entraînement c’est ma nature », explique-t-il timidement.
« Heureusement, je suis performant en match ». Le longiligne
défenseur central (191 cm) profite de ses caractéristiques physiques qui s’harmonisent
à merveille au jeu britannique. « Arsenal est réputé pour son beau jeu,
nous essayons de construire et ça me plaît car on joue au ballon. Mais souvent
nous affrontons des équipes qui balancent. Ce sont des combats et ma taille
m’aide ».
Critiqué pour son départ précoce du Valais, Elton Monteiro ne regrette pas ses choix de carrière. Il s’affirme désormais comme un grand espoir parmi l’un des meilleurs clubs européens. Sa rapide progression chez les Gunners le pousse évidemment à lorgner vers le haut niveau le plus tôt possible, histoire d’épouser une carrière similaire à celle de son cousin, Gelson Fernandes.
Sources :
Nouvelliste
Par : TC
le 12 avril 2012
le 01 mars 2012
le 07 mars 2012
le 25 avril 2012
le 22 fevrier 2012
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