Saly (Mbour), 11 nov (APS) - Les Îles du Cap-Vert connaissent une épidémie de VIH/Sida de type concentré avec un avec un taux de prévalence nationale de 0,8% à cause de l’existence de groupes vulnérables, selon Célina Ferreira, chargée de programme au Secrétariat national de lutte contre le Sida.
‘’Les usagers de drogue à injection (UDI) et les alcooliques avec une prévalence de 3,2% et les professionnels du sexe (PS) où la prévalence est de 5,3% font que le Cap-Vert a une épidémie de type concentré’’, a-t-elle déclaré, dans un entretien avec l’APS.
Mme Ferreira, qui participait à Mbour à la première réunion du comité régional de pilotage du projet Frontières et vulnérabilités au VIH/Sida en Afrique de l’Ouest (FEVE), a également relevé que Praia, la capitale et ville la plus peuplée (491.000 habitants), connaît un taux de prévalence de 7,2%.
Selon les résultats de l’enquête démographique et de séroprévalence de 2005, le taux de prévalence nationale chez les hommes est de 1,1% et 0,4 chez les femmes, a souligné la chargée de programme au Secrétariat national capverdien de lutte contre le Sida.
L’Archipel a débuté, depuis 2004, le traitement antirétroviral (ARV) pour tous les patients éligibles, a expliqué Célina Ferreira qui a fait état de problèmes concernant les malades ‘’perdus de vue’’ à cause de la mobilité des personnes entre les îles et aussi dans la sous-région.
‘’Nous rencontrons aussi des problèmes sur l’observance du traitement ARV et aussi la complémentarité entre les services de soutien clinique et socio-économique, dû au fait que les Personnes vivant avec le VIH (PVVIH) sont des gens très démunis, avec une vulnérabilité d’emplois et d’accès aux différents services qui sont offerts’’, a dit Mme Ferreira.
Face à ces obstacles, un cadre stratégique est mis en place et tient en compte cette vulnérabilité en analysant la question sous-régionale parmi la population migrante et aussi les questions internes, a-t-elle expliqué.
‘’Notre pays est constitué d’Iles, ce qui fait que l’accès au service dans les grands hôpitaux devient parfois difficile’’, a souligné Célina Ferreira qui déplore également des difficultés pour faire des analyses.
‘’Même pour le démarrage du traitement, les malades se font désirer à cause de la constitution des Iles’’, a-t-elle ajouté, non sans préciser que le traitement est totalement gratuit.
La prochaine réunion du comité de pilotage du projet FEVE est prévue en novembre 2012 au Cap-Vert.
le 15 avril 2012
le 12 mars 2012
le 10 avril 2012
le 10 avril 2012
le 02 mars 2012
Installez le lecteur flash pour votre Navigateur Web
Toutes les régions

Partagez cet article sur Facebook !






