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Elton Monteiro, 16 ans, signe chez Arsenal

Publié le 28 novembre 2009
Dans sports

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Le jeune Sédunois originaire du Cap-Vert rejoindra Arsenal en février prochain. Mais au fait: nos jeunes talents ne cèdent-ils pas trop tôt aux sirènes de l'étranger?

Il n'a pas encore 16 ans. D'ailleurs, c'est pour cette raison - la FIFA l'interdit avant cet âge - qu'Elton Monteiro ne rejoindra Arsenal qu'en février prochain. Lui, le Cap-Verdien, né en Suisse et formé par le FC Sion, s'est donc engagé pour le club anglais où il s'est déjà rendu plusieurs fois. En attendant donc de fêter ses 16 ans le 22 février prochain et d'enfiler, très officiellement, le maillot rouge des «Gunners». Chez les M16, dans un premier temps.

 

L'aventure débute alors qu'il dispute un tournoi avec les M15 du FC Sion, la saison passée. Devant de nombreux recruteurs, ses 191 centimètres et son aisance, en défense centrale, font mouche. Elton Monteiro est invité à un stage à Manchester United. Rien que ça. «Franchement, je ne me suis pas senti à mon aise», lâche-t-il. Du coup, c'est Arsenal qui frappe à la porte. «Je suis allé visiter les installations, j'y suis retourné plusieurs fois. Cet automne, j'ai même disputé un match amical. J'ai senti qu'on me désirait davantage qu'à Manchester. Il y a aussi davantage de joueurs de couleur.»

 

Le jeune Sédunois, un cousin de Gelson Fernandes, est définitivement conquis lorsqu'il fait la connaissance de Djourou et de Senderos, les deux Suisses qui évoluent à Londres depuis plusieurs années. «Ils m'ont conseillé d'accepter l'offre et m'ont assuré qu'ici, tout était réuni pour progresser dans les meilleures conditions.»

 

«Ma taille est un atout en défense centrale»

Bingo. Elton Monteiro signe donc son contrat. Depuis, il multiplie les allers-retours. Il est d'ailleurs à Londres, ces jours, pour régler d'autres détails. Il sait déjà qu'il logera dans une famille d'accueil, à une heure de métro du stade. Qu'il aura avec lui un autre Suisse, le Zurichois Martin Angha, international M16. Reste l'école... «A Sion, j'avais terminé ma scolarité obligatoire. J'étais à l'école Ardevaz; je suis en train d'apprendre l'anglais. Là-bas, j'irai toujours en classe. Mais je ne sais pas encore où ni dans quelle branche.»

 

«C'est l'Angleterre qui me tentait»

 

Elton Monteiro sait bien que ses prédispositions physiques constituent un atout indéniable dans un championnat où l'engagement est total. J'ai aussi eu des contacts avec d'autres pays, mais c'est l'Angleterre qui me tentait. Je sais que ma taille m'avantage, surtout en défense. Mais Arsenal est aussi réputé pour pratiquer un bon football et pour faire bien circuler le ballon.»

 

Il n'est donc pas nécessaire d'être international, d'avoir suivi la filière de formation de l'ASF - Elton Monteiro n'a pas passé par Payerne - ou d'être champion du monde pour attirer les convoitises des grands clubs étrangers. D'ailleurs, Elton Monteiro n'est même pas Suisse. «Je suis Cap-Verdien, précise-t-il. J'envisage un jour de demander la nationalité; je rêve également de jouer pour la Suisse. Mais ce n'est pas une priorité. Arsenal est même content que je ne réponde pas aux convocations de l'équipe nationale. J'évite ainsi les allers-retours.»




«Je ne crains pas de partir trop vite»

Reste que 16 ans, c'est très jeune pour répondre à une sollicitation à l'étranger. «C'est vrai, admet la maman. Je ne suis pas tranquille même si mon mari a fait connaissance avec sa famille d'accueil, des gens très gentils.» Elton Monteiro, lui, ne se fait pas le moindre souci. «Quitter Sion aussi jeune n'était pas un objectif», rappelle-t-il. «C'est juste une opportunité qui s'est présentée. J'estime que compte tenu des infrastructures dont dispose Arsenal et du niveau de jeu plus élevé, les conditions sont réunies pour progresser plus vite qu'en Suisse. Je ne crains pas de partir trop vite. Mon agent (n.d.l.r.: Paul Bonnendorf) m'a conseillé de rejoindre l'Angleterre. Il est plus facile pour un défenseur de s'y adapter. Là-bas, il n'est pas question de garder le ballon. Tout se fait à une ou deux touches de balle.»

 

La concurrence y est aussi autrement plus féroce qu'en Suisse.

 

 

Source: lenouvelliste













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