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Mme Rodrigues rencontrera Obama à la maison Blanche!

Publié le 17 aout 2010
Dans société

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La prospérité du Cap-Vert et un partenariat entre les États-Unis et ce pays afin d'y promouvoir les droits de l'homme et l'émancipation de la femme sont les deux grands objectifs de la jeune militante Claudia Sofia Marques Rodrigues.

 

Mme Rodrigues échangera ses vues sur l'avenir de son pays avec le président Obama durant sa participation au Forum du Président avec les jeunes leaders africains qui se tiendra à Washington du 3 au 5 août. Elle fera partie des quelque 110 jeunes responsables de 45 pays africains invités à participer à cette réunion à la Maison-Blanche.

 

 

Dans une déclaration, la Maison-Blanche explique que ce Forum « offre au gouvernement des États-Unis et aux amis américains de l'Afrique l'occasion d'approfondir et d'élargir leur compréhension des trajectoires empruntées par les sociétés africaines, et de réfléchir à la façon dont les jeunes sont en train de construire leur avenir ».

 

Dans un entretien accordé à America.gov, Mme Rodrigues a évoqué deux domaines clés dans lesquels un partenariat américano-capverdien pourrait promouvoir des changements positifs dans son pays : une « révolution » dans le secteur énergétique lancée par des investissements dans des sources énergétiques « vertes » et durables, et un ferme soutien des droits de l'homme et de l'émancipation de la femme.

 

En 1994, Mme Rodrigues a fondé l'Institut capverdien pour l'égalité et l'équité entre les hommes et les femmes, une organisation non gouvernementale influente dont elle est la présidente. Elle a beaucoup fait au niveau de la promotion d'une loi qui criminalise la violence sexospécifique. Cette loi, récemment adoptée par l'Assemblée nationale capverdienne, vise à protéger tant les femmes que les hommes de la violence et prévoit la création d'abris temporaires et de programmes de rétablissement pour les victimes. La loi exige en outre la conception de programmes d'éducation et de prévention afin de briser le cycle de la violence en favorisant les changements de comportement des agresseurs.




 

Durant l'entretien avec la rédactrice d'America.gov, Mme Rodrigues a lié les besoins énergétiques du Cap-Vert à l'inégalité sociale. « La forte dépendance vis-à-vis du pétrole, qui couvre 98 % des besoins énergétiques du pays, et le déséquilibre entre les importations et les exportations contribuent à fragiliser le secteur privé et débouchent sur une économie sociale inéquitable, particulièrement à l'égard des femmes. »

 

« Le Cap-Vert est un jeune pays africain qui a lutté pour son indépendance dans les années soixante, et a atteint cet objectif en 1975. A l'époque, les colons portugais l'ont laissé avec seulement 26 centimes au Trésor public, une population illettrée à 63 % et une espérance de vie limitée à 55 ans. » Mais le pire, a-t-elle ajouté, était l'insécurité alimentaire qui a laissé le pays en proie à des famines cycliques.

 

Toutefois, au cours des 35 dernières années, le Cap-Vert a réussi à se sortir du groupe des pays les plus pauvres du monde pour entrer dans celui des pays à revenu moyen. Le taux d'analphabétisme est tombé à 15 %, et le pays parvient à produire la moitié des vivres consommés. L'espérance de vie, a-t-elle précisé, atteint aujourd'hui 75 ans.

 

« Ma vision de l'avenir, c'est que mon pays atteigne le plus haut niveau possible de développement, un développement fondé sur la durabilité sociale, culturelle et économique et sur un ferme respect des droits de l'être humain, et tout particulièrement de la femme. »

 

 

par:ea

source: www.allafrica.com

 












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